Le soja banni de la restauration collective municipale à Toulouse et Strasbourg
AFP le 03/04/2025 à 09:48
Toulouse et Strasbourg ont décidé de retirer les aliments à base de soja des restaurants collectifs municipaux, dont les cantines scolaires, suivant une recommandation de l'Anses du 24 mars dernier.
La mairie de Toulouse a annoncé mercredi dans un communiqué que les « repas servis par la cuisine centrale dans les écoles publiques (ou) les restaurants seniors solidaires municipaux » ne contenaient plus d’aliments à base de soja depuis le 26 mars. « Au sein des crèches municipales (…) il n’y avait déjà aucun produit servi à base de soja », a-t-elle ajouté.
« Il vaut mieux retirer le soja, en attendant que l’industrie agroalimentaire s’adapte », a déclaré à l’AFP l’adjoint au maire de Toulouse en charge de la Restauration, Jean-Jacques Bolzan, précisant que la cuisine centrale de la ville produit chaque jour 35 000 repas.
« Le soja, était surtout utilisé pour apporter de la variété dans les menus végétariens, avec du tofu et des boules de soja », a-t-il affirmé. La ville de Strasbourg a aussi décidé d’exclure les aliments à base de soja dans les cantines scolaires à compter du 9 avril. Le soja était « rarement » au menu dans les cantines et déjà « interdit » dans les crèches, a précisé la municipalité de Strasbourg dans un communiqué.
Le 24 mars, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) avait recommandé de ne pas servir en restauration collective des aliments à base de soja – desserts, yaourts, lait, steaks végétaux, tofu et surtout biscuits apéritifs –, car ils contiennent trop d’isoflavones, des substances végétales proches des hormones féminines aux effets potentiellement nocifs pour la santé.
L’agence sanitaire invitait aussi « les acteurs de l’agroalimentaire à revoir les techniques de production et de transformation du soja », afin de réduire les teneurs en isoflavones de leurs produits.