Les exportations de tomates marocaines « conformes » aux accords avec l’UE
AFP le 03/04/2025 à 17:00
Une association marocaine de producteurs de fruits et légumes a réaffirmé jeudi que les exportations de tomates marocaines, objet de tensions avec les agriculteurs français, étaient « pleinement conformes » aux accords entre le Maroc et l'Union européenne.
Pierre-Yves Jestin, président de la coopérative maraîchère de l’Ouest (marque Savéol), leader français de la tomate, a réclamé mercredi des « règles équitables » face à la « distorsion de concurrence » représentée, selon lui, par les tomates marocaines à bas prix.
« Les exportations marocaines de tomates vers l’Union européenne sont pleinement conformes aux accords d’association conclus entre le Maroc et l’UE » qui « encadrent strictement les volumes, les calendriers et les conditions d’accès au marché », a rétorqué l’Association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes du Maroc (APEFEL) dans un communiqué.
Elle estime que « les tomates marocaines ne viennent pas concurrencer les productions françaises de plein champ » et qu’elles « les complètent dans le respect des saisons, apportant une réponse concrète aux besoins des consommateurs européens tout au long de l’année ».
M. Jestin a notamment pointé du doigt le bas coût de la main-d’oeuvre au Maroc. L’APEFEL, quant à elle, considère que cette question « ne constitue pas une infraction commerciale, mais reflète des réalités économiques différentes entre pays partenaires ».
Les producteurs français reprochent également aux tomates marocaines d’être en partie exemptées de droits de douane en vertu d’un accord de libre-échange avec l’UE.
Dans ce contexte, des discussions sont en cours pour trouver une entente entre producteurs sur la saisonnalité des exportations marocaines vers la France. Les producteurs français ont dit espérer aboutir à un compromis d’ici le Salon de l’agriculture marocain, prévu fin avril à Meknès (centre).
L’APEFEL « appelle à un débat basé sur les faits, et non sur des perceptions erronées ou des craintes infondées » et « reste ouverte au dialogue avec ses homologues européens ».