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Impactée par la FCO, la collecte laitière française continue de reculer


TNC le 04/04/2025 à 13:40
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En janvier, la chute de la production laitière s’est notamment amplifiée en Bourgogne-Franche-Comté. (© Ariane Citron, AdobeStock)

Sous l’effet de la FCO, la production laitière française a poursuivi début 2025 le recul amorcé fin 2024, malgré des prix du lait plutôt orientés à la hausse.

Dans ses Tendances parues fin mars, l’Idele revient sur les données de conjoncture laitière du mois de janvier et dépeint « un début d’année sous tension pour la collecte laitière française » : elle a baissé de 1,6 % par rapport à janvier 2024. Et le recul se serait aggravé en février, selon les données de FranceAgriMer : – 2,8 % par rapport à février 2024.

Les régions les plus touchées par la FCO sont les plus affectées : la chute de la production s’est amplifiée en janvier en Bourgogne-Franche-Comté (- 9 % /2024) et dans le Grand Est (- 7,2 %) et elle a encore été élevée dans les Hauts-de-France (- 3,1 %). Elle reste contenue en Centre-Val-de-Loire et Pays de la Loire, tandis que la Bretagne, la Normandie et surtout l’Occitanie ont vu leur collecte progresser.

La FCO inquiète pour son impact immédiat mais aussi pour ses conséquences à long terme sur le cheptel français : « La forte mortalité des veaux risque de compromettre le renouvellement des génisses d’ici deux à trois ans », note l’Idele.

La maladie pourrait continuer de perturber la collecte dans les mois qui viennent, mais la conjoncture laitière reste plutôt favorable à la production, « soutenue par un bon maintien du prix du lait ».

Le prix du lait standard en France atteignait de fait 482 €/1 000 litres en janvier, en hausse de 31 € sur un an, et cette tendance « devrait se poursuivre en 2025 », grâce à la « collecte tendue en France et en Europe, une tension sur la matière grasse laitière et une bonne consommation des ménages ». Mais les négociations avec la grande distribution pourraient gripper la dynamique.

Côté charges, l’Ipampa lait de vache (50 % des coûts de production) a reculé de 1,9 % sur un an, notamment grâce à la baisse du coût des aliments (- 7,4 %). En revanche, les dépenses énergétiques et les frais vétérinaires augmentent, de même que certaines charges non couvertes par l’Ipampa (fermages, coût de la main-d’œuvre…).

La marge Milc a atteint 202 €/1 000 litres en janvier, en hausse de 6 € sur un mois et 51 € sur un an, portée par la hausse du produit lait et des coproduits viande et par la baisse des charges.