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Intercéréales et SNCF réseau veulent renforcer le fret ferroviaire des céréales


TNC le 26/02/2025 à 14:00
SNCFIntercereales

SNCF réseau et Intercéréales, représentées par leurs présidents Matthieu Chabanel et Benoît Piétrement, s'engagent à amplifier leur coopération en faveur du transport des céréales par voie ferrée. (© Compte Twitter d'Interécéréales)

L’interprofession céréalière et SNCF réseau se sont engagées à accentuer la part de céréales transportées par chemin de fer en France — 17 % à l’heure actuelle -, dans un double objectif de compétitivité et de décarbonation.

Mardi 25 février, au Salon de l’agriculture, Intercéréales et SNCF réseau ont signé une convention de partenariat sur cinq ans. Le but : davantage coopérer pour pérenniser puis accroître la part de fret ferroviaire dans le transport de céréales.

Le transport par le rail représente un « levier de compétitivité pour les flux d’exportation et un atout pour les approvisionnements des industriels de transformation », plaident les deux signataires dans un communiqué.

Pour atteindre leur objectif, ils s’engagent surtout sur un meilleur échange d’informations afin de gagner en cohérence, en fluidité et en efficience. « Ce partenariat nous permettra de partager des informations essentielles à la planification et à la montée en puissance du fret ferroviaire dans notre chaîne logistique », développe Benoît Piétrement, président d’Intercéréales.

Il s’agira ainsi de « partager les informations sur les infrastructures céréalières et ferroviaires et sur les investissements envisagés », de mettre en commun les « spécificités techniques et commerciales des infrastructures et du trafic », de « développer des indicateurs partagés comme le taux de réalisation et de remplissage des trains ».

« Avec ce type d’initiative, nous œuvrons autant pour la décarbonation du secteur agricole que pour sa compétitivité », s’est félicité le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel. Le gestionnaire du réseau ferroviaire précise avoir investi 70M€ en 2024 sur les lignes capillaires auxquelles sont raccordés une partie des silos céréaliers, contre 30 M€ en 2021.

« Toute la filière céréalière s’est engagée dans une feuille de route de décarbonation, dans laquelle le transport ferroviaire est un élément clé pour atteindre nos objectifs, appuie Benoît Piétrement. Nous sommes déjà l’un des principaux utilisateurs du fret ferroviaire en France et sommes convaincus de la nécessité d’aller encore plus loin ».

17 % des céréales sont actuellement transportées par chemin de fer sur le territoire français (en % de tonnes/km), et le rejet de CO2 d’un train est estimé neuf fois inférieur à la tonne à celui qu’émet le transport routier.